Atelier 2
Socle commun et contenus d'enseignement
Socle commun et légitimité de la culture scolaire.
L'exemple de l'éducation physique et sportive au collège
Gilles Combaz, professeur à l'université Lyon 2 (ISPEF) - UMR « Education et politiques » (INRP - Lyon 2)
Olivier Hoibian, maître de conférences à l'université Toulouse 3 (UFR STAPS) - Laboratoire « Sports, organisations, identités » (Toulouse 3)
Résumé
En stipulant qu'il détermine ce que nul n'est censé ignorer en fin de scolarité obligatoire sous peine d'être marginalisé , le socle commun de connaissances et des compétences renvoie, pour une part, à la question de la légitimité de la culture scolaire. La manière dont celle-ci s'élabore est étroitement liée au processus de sélection, de hiérarchisation et de justification des éléments culturels choisis pour faire l'objet d'une transmission à l'école. Ceci donne souvent lieu à des débats très vifs opposant les différents acteurs concernés : responsables de l'administration scolaire, experts en didactique de la discipline, enseignants mais aussi élèves, parents d'élèves, etc. Dans quelle mesure la récente mise en oeuvre du socle commun peut constituer l'occasion, pour ces acteurs, de réaffirmer ou, au contraire, de remettre en question ce qui fondait, jusqu'à présent, la légitimité de la culture scolaire ? En prenant l'exemple de l'enseignement de l'éducation physique et sportive (EPS) au collège et, en se centrant sur la nature des activités physiques proposées ainsi que sur les modalités de pratique valorisées, la communication visera à identifier et à analyser les tensions pouvant exister entre : les orientations fournies par les programmes de 2008 (intégrant pleinement la logique du socle commun), ce que privilégient les enseignants dans les établissements scolaires et l'évolution des pratiques physiques hors de l'école.
Mots clefs : sociologie du curriculum, enseignement de l'éducation physique et sportive, légitimité de la culture scolaire.