Atelier 1
Expériences et interprétations locales du socle commun de connaissances et de compétences
Olivier Maradan
Secrétaire général adjoint de la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l'instruction publique
Responsable du domaine de coordination "scolarité obligatoire"
Chef du "projet HarmoS"
Une autre logique dans une autre configuration : les standards suisses de formation. Points communs, distinctions, impacts, interrogations.
Résumé :
Occupée à "harmoniser " - et non à unifier - sa scolarité obligatoire, la Suisse se doit de respecter son multiculturalisme et son fédéralisme. Les ministres cantonaux de l'éducation ont par conséquent décidé de "régionaliser" les plans d'études et de "nationaliser" un certain nombre d'exigences communes, sous la forme de standards nationaux de performance. Commencés en 2004, les travaux lancés simultanément sur les plans politique et scientifique par leur conférence commune (CDIP) sont en passe d'aboutir.
La comparaison de ces mesures avec le socle commun français peut permettre de mettre en relief, par effet de distinction ou d'analogie, divers éléments clés d'une politique éducative et de nombreux facteurs potentiels d'atteinte ou d'échec des objectifs stratégiques énoncés.
La communication portera sur divers effets de balance entre les injonctions officielles :
ainsi entre le niveau de précision des consignes données et la possibilité effective de les respecter, entre le réalisme des objectifs communs d'enseignement (fondé le cas échéant sur des données empiriques) et les contraintes de la différenciation pédagogique en classe, entre leur pouvoir d'harmonisation et la crainte d'une trop forte standardisation, entre l'énoncé d'attentes concrètes dans les plans d'études et la vérification de leur atteinte effective par le système éducatif, jusque et y compris aux conséquences des éventuelles lacunes observées. On peut s'interroger en définitive, au-delà des instruments curriculaires, sur le degré de similitude de tels engagements de politique éducative nationale.